Une brosse adaptée aide à retirer les poils morts, à démêler le pelage et à garder un œil sur la peau de votre chien. Avec un peu d’habitude, le brossage devient aussi un moment calme à partager, sans transformer le salon en séance de négociation.

Pourquoi brosser son chien

Le brossage retire les poils morts et prévient les nœuds, surtout chez les chiens à fourrure épaisse ou longue. Or les poils feutrés peuvent irriter la peau et favoriser des infections, rappelle le manuel vétérinaire MSD. C’est aussi un bon moment pour observer votre chien de près : un parasite, une petite plaie ou une zone irritée se repèrent en passant la main dans le pelage. Une perte de poils excessive peut d’ailleurs signaler des parasites, une infection, une allergie ou un trouble métabolique, et justifie un avis vétérinaire, souligne l’ASPCA, l’association américaine de protection animale.

Quelle brosse pour quel poil ?

Le choix dépend de la longueur et de l’épaisseur du pelage : une brosse trop ferme est désagréable, un modèle trop doux n’atteint pas les poils morts. Les repères de l’ASPCA et de la RSPCA australienne :

  • poil ras et court, comme celui du chihuahua ou du boxer : une brosse en caoutchouc puis une brosse à poils, une fois par semaine ;
  • poil court et dense, comme celui du golden retriever : une carde pour les nœuds, puis une brosse à poils, une fois par semaine ;
  • poil long et soyeux, comme celui du yorkshire : un soin quotidien, à la carde puis à la brosse à poils ;
  • double pelage, comme celui du husky ou du berger australien : un râteau à sous-poil, une carde et un peigne à dents larges, idéalement chaque jour pour éviter l’accumulation de poils morts ;
  • poil bouclé qui ne mue pas, comme celui du caniche : un brossage plusieurs fois par semaine, et une tonte à confier à un toiletteur.

Brossez toujours dans le sens du poil, avec une pression légère. Au printemps et à l’automne, la mue est plus forte, et quelques séances supplémentaires sont utiles.

Que faire des nœuds ?

Ne tirez jamais sur un nœud serré. Le manuel vétérinaire MSD déconseille de couper les nœuds aux ciseaux, avec lesquels on risque de couper la peau : mieux vaut une tondeuse pour animaux. Et pour les nœuds feutrés, la PDSA, une association vétérinaire britannique, conseille de ne pas s’y attaquer soi-même : un toiletteur ou votre vétérinaire s’en chargera.

Installer une bonne routine

Choisissez un endroit calme, stable et bien éclairé. Les premières séances peuvent être très courtes, surtout avec un chiot ou un chien peu habitué à être manipulé. Parlez-lui d’une voix posée et laissez-le sentir la brosse avant de commencer. Les oreilles, le ventre et les pattes demandent plus de délicatesse. Une caresse, quelques mots doux ou une friandise après la séance créent une association agréable. Pour le bain, le manuel MSD indique environ une fois par mois selon la saison, avec un shampooing pour animaux, ou quand le poil est très sale.

Des repères race par race

Chaque race a ses particularités de poil, que nos guides détaillent : le shih tzu et son long poil à démêler chaque jour, le husky et son double pelage, ou encore le caniche et ses boucles.

Après le brossage

Une fois le pelage démêlé, un accessoire se place plus confortablement et se remarque davantage, surtout sur un poil court. Un bandana apporte une touche légère pour une sortie ou une photo : mesurez le tour de cou de votre chien, ajoutez 2 cm d’aisance et reportez-vous à notre guide des tailles. Un nœud papillon ou une médaille accompagnent aussi un collier propre et bien ajusté, qui doit laisser passer deux doigts sans frotter.

Sources