Le berger australien séduit par son regard expressif, son pelage fourni et son énergie communicative. C’est un chien qui a besoin de bouger et de réfléchir chaque jour, avec une famille prête à lui proposer de vraies activités.
Un chien de ranch au nom trompeur
Malgré son nom, le berger australien ne vient pas d’Australie. Son standard est clair : la race telle que nous la connaissons s’est développée exclusivement aux États-Unis. Son nom viendrait des bergers d’origine basque arrivés d’Australie aux États-Unis au XIXe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, sa popularité grandit avec l’équitation western, que le public découvre dans les rodéos, les concours, les films et à la télévision, et les éleveurs de bétail américains le sélectionnent pour sa polyvalence, sa vive intelligence et son instinct de conduite des troupeaux.
La Fédération cynologique internationale le reconnaît à titre provisoire en 1996, puis définitivement en 2007, et le classe parmi les chiens de berger. Son cousin dans l’esprit, le border collie, partage ce besoin d’activité.
Une robe et des yeux uniques
Son standard fixe une hauteur préférée de 51 à 58 cm au garrot pour les mâles et de 46 à 53 cm pour les femelles, sans donner de poids. Son poil, de longueur moyenne, droit à ondulé, résiste aux intempéries, et son sous-poil varie avec les saisons. Les robes sont bleu-merle, noire, rouge-merle ou rouge, avec ou sans marques blanches et cuivrées : chaque chien est unique. Ses yeux peuvent être marron, bleus, ambre, ou mêler ces couleurs jusqu’à paraître marbrés. Certains naissent même avec une queue naturellement courte.
Intelligent, endurant et dévoué
Son standard le décrit comme un chien de travail intelligent, doté d’un instinct prononcé pour conduire et garder les troupeaux, et assez endurant pour travailler une journée entière. Il a un tempérament égal et un bon naturel, et peut se montrer un peu réservé lors des premières rencontres. Une promenade seule répond rarement à ses besoins : il lui faut aussi des activités qui sollicitent sa tête, comme l’agility, l’obéissance ou les jeux de recherche. Une éducation cohérente, commencée tôt, l’aide à canaliser son instinct de berger. Pour les sorties actives, notre guide de la laisse pour chien aide à choisir la bonne longueur.
Sa santé : un gène à faire tester
Environ un berger australien sur deux porte la mutation du gène MDR1, selon l’université d’État de Washington, dont le laboratoire l’a découverte. Elle rend le chien sensible à certains médicaments courants, dont l’ivermectine présente dans certains antiparasitaires : chez un chien porteur, ils peuvent provoquer des tremblements, une désorientation, une cécité, voire la mort. Seul un test génétique permet de savoir si votre chien est concerné, et son résultat est à signaler à votre vétérinaire.
Ses yeux méritent aussi un suivi : selon une étude britannique menée sur près de 400 bergers australiens, une mutation du gène HSF4 multiplie par 17 environ le risque de cataracte des deux yeux. Enfin, en France, parmi plus de 4 400 bergers australiens radiographiés pour le dépistage officiel entre 1997 et 2017, 11 à 13 % présentaient une dysplasie de la hanche, selon l’école vétérinaire de Lyon. Au quotidien :
- faites tester le gène MDR1 et mentionnez le résultat à chaque consultation ;
- demandez à l’éleveur les dépistages de la hanche et des yeux des parents, que recommande le club de race ;
- brossez son poil une à deux fois par semaine, davantage pendant la mue, avec l’outil conseillé dans notre guide sur la brosse pour chien ;
- offrez-lui chaque jour de l’exercice et des occupations variées.
Quelle taille de collier et de bandana pour un berger australien ?
Notre guide des tailles le cite en exemple pour le L, pour un tour de cou de 46 à 58 cm. Aucune étude publiée ne donne pourtant de fourchette pour la race, et l’écart est grand entre les chiens : une femelle peut mesurer jusqu’à 12 cm de moins au garrot qu’un grand mâle. Mesurez donc le vôtre en glissant le mètre ruban sous le poil, à l’endroit où repose le collier, ajoutez 2 cm pour un bandana et, entre deux tailles, prenez la plus grande.
À l’atelier, je sais qu’un accessoire agréable à porter fait toute la différence sur un chien aussi remuant. Après le brossage, un bandana se pose joliment sur son poil fourni sans gêner ses mouvements. Pour les sorties, un collier réglable porte sa médaille à son nom ; notre guide pour bien choisir le collier de votre chien détaille le réglage.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard du berger australien (n° 342).
- Société centrale canine, fiche de race du berger australien.
- Washington State University, races concernées par la mutation MDR1.
- Mellersh C. S. et al., Animal Health Trust, Mutation in HSF4 is associated with hereditary cataract in the Australian Shepherd, Veterinary Ophthalmology, 2009.
- Baldinger A. et al., VetAgro Sup, dépistage de la dysplasie de la hanche en France de 1997 à 2017, PLoS ONE, 2020.



