La caisse de transport donne à votre chien un espace à lui pendant les trajets. Bien choisie et aménagée, elle lui permet de voyager en sécurité et de se poser dans un environnement rassurant, qu’il s’agisse d’un court déplacement ou d’un long voyage.

La bonne taille

Votre chien doit pouvoir s’y tenir debout, s’asseoir bien droit, se coucher dans une position naturelle et se retourner. L’Association internationale du transport aérien, l’IATA, donne une méthode de calcul qui fait une bonne base pour tout voyage. Mesurez votre chien, puis calculez les dimensions intérieures minimales :

  • longueur : la longueur du bout du nez à la base de la queue, plus la moitié de la hauteur du sol au coude ;
  • largeur : deux fois la largeur aux épaules ;
  • hauteur : la hauteur du chien debout jusqu’au sommet de la tête ou au bout des oreilles, plus l’épaisseur du couchage.

Pour les races à museau court, comme le carlin ou le bouledogue français, l’IATA demande une caisse 10 % plus grande.

Solide, aérée et stable

Choisissez une caisse rigide, au plancher plein et étanche, avec des fermetures fiables. Pour l’avion, les exigences de l’IATA sont précises : pas de cage entièrement grillagée, des coques en plastique assemblées par des vis métalliques et pas seulement par des clips, une porte aux tiges de verrouillage métalliques, et une aération sur les quatre côtés. Ces critères font aussi une bonne caisse pour la voiture, où elle doit être calée pour ne pas glisser au freinage. Avant chaque départ, vérifiez la porte, les attaches et le fond.

L’habituer bien avant le départ

L’IATA conseille de familiariser votre chien avec sa caisse quelques semaines, voire quelques mois avant le voyage : les animaux se comportent bien mieux dans une caisse qu’ils connaissent. Laissez-la ouverte à la maison, avec son couchage, un jouet familier, comme un Kong garni, ou une petite couverture qui porte votre odeur. Plusieurs courts moments calmes valent mieux qu’une longue séance imposée, et il ne faut jamais l’y forcer.

Le jour du départ, donnez-lui un repas léger au moins deux heures avant, un peu d’eau et une courte promenade juste avant de l’installer. L’IATA déconseille les tranquillisants pour l’avion : ils abaissent la pression artérielle, ce que fait aussi l’altitude, et la combinaison peut être dangereuse.

En voiture, en train, en avion

En voiture, le Code de la route impose seulement que rien, ni passager ni objet, ne gêne les mouvements ou la vue du conducteur, et la Sécurité routière cite le chien qui s’agite parmi les sources de distraction au volant : une caisse bien calée règle la question. En été, ne laissez jamais votre chien seul dans un véhicule, même un court instant avec les vitres entrouvertes, rappelle le ministère de l’Agriculture : il peut mourir très vite d’un coup de chaleur. Proposez-lui de l’eau fraîche et des pauses régulières.

En TGV INOUI et Intercités, un petit chien voyage dans un sac ou un panier fermé de 45 × 30 × 25 cm au plus, et un grand chien à vos pieds, tenu en laisse et muselé, avec un billet à partir de 10 € par train. Pour l’avion, renseignez-vous auprès de la compagnie. Et pour voyager dans l’Union européenne, votre chien doit être identifié par puce, vacciné contre la rage et muni d’un passeport européen.

Et ses accessoires ?

Pour un voyage en avion, l’IATA recommande de retirer collier, harnais et vêtements avant de mettre l’animal en caisse, et d’inscrire son nom sur la caisse. Sur la route aussi, gardez son bandana pour les pauses plutôt que pour la caisse, où il pourrait s’accrocher. Pendant les arrêts, en revanche, sa médaille à votre numéro prend tout son sens dans un lieu qu’il ne connaît pas : notre guide sur l’intérêt d’une médaille personnalisée explique pourquoi. Et pour choisir un collier qui ne comprime pas le cou, consultez nos conseils pour bien choisir le collier de votre chien.

Sources