Le cane corso est un grand chien italien, connu pour sa carrure impressionnante et son attachement à ses proches. Protecteur par nature, il demande une éducation commencée tôt, des repères clairs et une famille prête à s’investir dans son quotidien.

Le gardien des fermes du sud de l’Italie

Son standard le présente comme le descendant direct de l’ancien molosse romain. Son nom vient du latin cohors, qui signifie protecteur, gardien de la ferme : il a longtemps défendu les propriétés, les familles et le bétail, et servi à chasser le gros gibier. Autrefois présent dans toute l’Italie, il ne subsistait plus que dans les Pouilles et les régions voisines du sud, et la Société centrale canine rappelle qu’il a frôlé l’extinction dans la seconde moitié du XXe siècle. Reconnu en Italie en 1979, il l’est par la Fédération cynologique internationale en 1996 à titre provisoire, puis définitivement en 2007.

Malgré son nom, il n’a aucun rapport avec la Corse. La FCI le nomme cane corso italiano, ou chien de cour italien, et le classe parmi les molossoïdes de type dogue, avec épreuve de travail, dans la même section que le boxer.

Un molosse athlétique au poil ras

Son standard fixe une hauteur au garrot de 64 à 68 cm pour les mâles et de 60 à 64 cm pour les femelles, à 2 cm près, pour un poids de 45 à 50 kg chez les mâles et de 40 à 45 kg chez les femelles. Il le décrit robuste et rustique, mais doté d’une certaine élégance, un peu plus long que haut, avec des muscles fins et puissants. Son poil est court, brillant et très fourni, noir, gris, fauve ou bringé, avec parfois une petite tache blanche.

Un protecteur à guider

Son standard le définit comme un chien de garde, agile et réactif. Attaché à sa famille, il reste naturellement vigilant envers ce qui l’entoure, et ce tempérament protecteur demande à être canalisé : une socialisation soignée l’aide à reconnaître les visiteurs et les situations habituelles, qu’il peut alors accueillir sereinement. Son éducation doit débuter dès son plus jeune âge, car sa force à l’âge adulte laisse peu de place à l’improvisation. Marcher sans tirer, revenir au rappel, rester calme : une approche positive, fondée sur la récompense et la régularité, donne de bons résultats. Notre guide sur la laisse pour chien détaille son rôle dans les promenades et l’éducation.

Sa santé : les hanches, les coudes et les yeux

La dysplasie de la hanche est son principal point faible. En France, parmi dix races dépistées officiellement entre 1997 et 2017, c’est le cane corso qui présentait la prévalence la plus élevée, environ la moitié des chiens radiographiés. Elle a pourtant nettement reculé, de 73 % à 50 % en vingt ans, ce que les chercheurs de l’école vétérinaire de Lyon attribuent à une sélection de longue haleine. La même équipe le range parmi les races les plus touchées par la dysplasie du coude.

Ses yeux sont l’autre point de vigilance. Au Royaume-Uni, il est la troisième race la plus exposée à la procidence de la glande de la troisième paupière, l’« œil de cerise », qui apparaît le plus souvent chez le jeune chien. En Italie, plus de la moitié des cane corsos examinés présentaient au moins une affection oculaire présumée héréditaire, surtout un ectropion, une paupière qui se retourne vers l’extérieur. La Société centrale canine recommande aussi des précautions contre la dilatation-torsion de l’estomac. Au quotidien :

  • demandez à l’éleveur les résultats de dépistage de la hanche et du coude des parents ;
  • pendant sa croissance, évitez les sauts et les efforts trop intenses, et gardez-le mince ;
  • fractionnez ses repas et évitez l’exercice juste après qu’il a mangé ;
  • consultez si une petite boule rouge apparaît au coin de l’œil ;
  • brossez son poil court une fois par semaine, avec l’outil conseillé dans notre guide sur la brosse pour chien.

Quelle taille de collier et de bandana pour un cane corso ?

Aucune étude publiée ne donne de tour de cou pour la race. Avec 40 à 50 kg et un cou puissant, le cane corso se situe en général dans les grandes tailles de notre guide des tailles, mais seule la mesure compte : prenez-la à l’endroit où repose le collier, ajoutez 2 cm pour un bandana et, entre deux tailles, prenez la plus grande.

Pour un chien de ce gabarit, le collier doit être solide et confortable : notre guide pour bien choisir le collier de votre chien détaille les points à vérifier, et nos colliers existent jusqu’au XL. Son poil ras met joliment en valeur un bandana, et une médaille à son nom complète l’équipement des sorties. À l’atelier, je privilégie toujours le confort du chien avant le petit détail qui fait sourire.

Sources