Le boxer est un chien de taille moyenne, musclé et très attaché à ses proches. Joueur, protecteur et plein d’énergie, il a besoin d’une vie de famille présente, d’une éducation cohérente et de sorties quotidiennes pour se dépenser.
L’héritier du Bullenbeisser
Son standard désigne son ancêtre direct : le petit Bullenbeisser, ou Bullenbeisser brabançon, un chien de chasse chargé de saisir le gibier forcé par la meute et de le tenir jusqu’à l’arrivée du chasseur. Selon le Royal Kennel Club, on l’utilisait au XIXe siècle pour chasser l’ours, le sanglier et le cerf, et il a probablement été croisé avec le bulldog. Le Boxer Club de Munich voit le jour en 1895 et publie le premier standard en 1902. Le boxer a ensuite servi dans les armées, comme messager et porteur de charges.
La Fédération cynologique internationale le classe parmi les molossoïdes de type dogue, avec épreuve de travail, dans la même section que le cane corso.
Un athlète au poil ras
Son standard fixe une hauteur au garrot de 57 à 63 cm pour les mâles et de 53 à 59 cm pour les femelles. Il donne aussi des repères de poids : plus de 30 kg pour un mâle d’environ 60 cm, environ 25 kg pour une femelle d’environ 56 cm. Son poil est ras, dur, brillant et serré, fauve, du jaune clair au rouge cerf foncé, ou bringé, avec un masque noir ; les marques blanches sont admises et peuvent, dit son standard, être d’un effet très agréable.
Joueur, fidèle et courageux
Son standard le veut doté de nerfs solides, sûr de lui, calme et équilibré. Il insiste sur son attachement et sa fidélité envers toute sa famille, sa vigilance et son courage de défenseur : sans danger pour les siens, méfiant envers les étrangers, gai et amical quand il joue. Son côté joueur reste souvent bien présent à l’âge adulte. Intelligent et réceptif, il progresse bien avec des règles claires et constantes ; une éducation ferme ne veut pas dire dure. Pour les sorties, notre guide de la laisse pour chien aide à choisir un équipement adapté.
Sa santé : le cœur, les gencives et les yeux
Le boxer a donné son nom à une maladie du cœur : la cardiomyopathie du boxer, une cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit qui touche principalement la race, selon le manuel vétérinaire Merck. D’origine génétique, elle se manifeste surtout par des syncopes, des évanouissements dus à un rythme cardiaque trop rapide, et un test ADN existe. La Société centrale canine signale aussi le dépistage cardiaque de la sténose aortique.
L’étude VetCompass du Royal Veterinary College, sur plus de 3 200 boxers, relève deux fortes prédispositions : l’épulis, une tumeur bénigne de la gencive, et l’ulcère de la cornée. La longévité médiane y est d’environ 10 ans et demi. Le manuel Merck cite enfin le boxer parmi les races les plus touchées par la myélopathie dégénérative et par la spondylose, une usure des vertèbres. Au quotidien :
- avant l’adoption, demandez les examens cardiaques et le test ADN des parents ;
- signalez à votre vétérinaire tout malaise, évanouissement ou essoufflement ;
- regardez régulièrement ses gencives, et consultez si une grosseur apparaît ;
- consultez vite si un œil pleure, rougit ou reste fermé ;
- brossez son poil ras une fois par semaine, avec l’outil conseillé dans notre guide sur la brosse pour chien.
Quelle taille de collier et de bandana pour un boxer ?
Le Royal Veterinary College a mesuré le tour de cou de 13 boxers adultes : 41 cm en médiane, de 34 à 49 cm pour les extrêmes, un peu plus chez les mâles que chez les femelles. Ces mesures ont été prises à mi-hauteur du cou, plus fin qu’à sa base. Avec les 2 cm d’aisance d’un bandana, la plupart des boxers portent du M dans notre guide des tailles, les plus costauds du L. Mesurez le vôtre à l’endroit où repose son collier et, entre deux tailles, prenez la plus grande.
Un collier confortable et résistant accompagne les promenades d’un chien aussi dynamique, et notre guide pour bien choisir le collier de votre chien donne quelques repères. Pour les balades ou les photos de famille, un bandana ressort bien sur son poil court, et une médaille à son nom permet de vous joindre s’il s’éloigne.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard du boxer (n° 144).
- Société centrale canine, fiche de race du boxer.
- Royal Kennel Club, fiche de race du boxer.
- Merck Veterinary Manual, cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit et maladies dégénératives de la colonne et de la moelle épinière.
- O’Neill D. G. et al., Royal Veterinary College, Demography, common disorders and mortality of Boxer dogs under primary veterinary care in the UK, Canine Medicine and Genetics, 2023.
- Packer R. M. A. et al., Royal Veterinary College, mesures morphologiques de chiens reçus en consultation, PLoS ONE, 2015.



