Le teckel, souvent surnommé « chien saucisse », se reconnaît à son corps long et à ses pattes courtes. Derrière cette silhouette amusante se trouve un chien vif, courageux et très proche de sa famille, qui a besoin d’attention comme d’activité.
Un chasseur de terriers venu d’Allemagne
Son nom allemand, Dachshund, signifie littéralement « chien de blaireau ». Son standard le dit connu depuis le Moyen Âge : à partir de chiens courants, on a sélectionné des chiens bas sur pattes, capables de suivre le gibier jusque dans son terrier. Le teckel s’est imposé comme l’un des chiens de chasse les plus polyvalents : sous terre, mais aussi en surface, où il donne de la voix sur la piste, lève le gibier ou suit la trace d’un animal blessé. Son premier standard date de 1879, et le Club allemand du teckel, le plus ancien club de la race, de 1888.
La Fédération cynologique internationale lui consacre un groupe à lui seul, avec épreuve de travail. Si les chiens de chasse au flair vous plaisent, notre guide du beagle présente un autre chasseur devenu chien de famille.
Trois tailles, trois poils
Le teckel existe en trois tailles et trois variétés de poil, soit neuf variétés. Particularité : son standard ne fixe ni hauteur ni poids, mais un tour de poitrine, mesuré à partir de 15 mois. Le teckel standard dépasse 37 cm de tour de poitrine chez les mâles et 35 cm chez les femelles ; le teckel nain se situe entre 32 et 37 cm chez les mâles, entre 30 et 35 cm chez les femelles ; le kaninchen, le teckel de chasse au lapin, reste en dessous. Côté poil, le ras est court, brillant et serré ; le dur, apparu à la fin du XIXe siècle, porte une barbe et des sourcils touffus ; le long, lisse et brillant, forme des franges et un panache sous la queue.
Aimable, vif et persévérant
Son standard le décrit d’un naturel aimable, équilibré, ni peureux ni agressif, et le présente comme un chasseur passionné, persévérant, vif et fin de nez. Le teckel ne manque pas de courage : il peut tenir tête à plus grand que lui, avec parfois une dose de malice. Doux et affectueux avec sa famille, il gagne à être socialisé tôt pour bien vivre les rencontres. Et son besoin de jeu et d’exploration ne doit pas être sous-estimé sous prétexte qu’il est petit : des sorties, des jeux et des occasions de renifler l’aident à se dépenser.
Sa santé : le dos avant tout
La Société centrale canine le résume ainsi : le teckel n’a qu’une faiblesse, la colonne vertébrale. Son risque de hernie discale est dix à douze fois plus élevé que celui des autres races, et environ un teckel sur cinq en présente des signes au cours de sa vie. Une étude de l’université de Californie à Davis a montré que presque tous les teckels portent la variante génétique qui avance l’âge d’apparition de la maladie, et en Suède, les données d’assurance placent le teckel nain en tête de toutes les races pour les maladies des disques.
Dans une enquête du Royal Veterinary College auprès de plus de 2 000 teckels, ceux qui faisaient plus d’une heure d’exercice par jour semblaient moins touchés. Au quotidien :
- gardez-le mince et limitez les montées d’escaliers fréquentes, comme le conseille la Société centrale canine ;
- offrez-lui de l’exercice chaque jour ;
- consultez en urgence s’il a mal au dos, refuse de bouger, marche de travers ou traîne une patte ;
- entretenez son poil selon sa variété : le poil dur s’entretient par épilation, le trimming, et notre guide sur la brosse pour chien aide à choisir l’outil des deux autres.
Quelle taille de collier et de bandana pour un teckel ?
Avec trois tailles et des gabarits allant du simple au double, il n’existe pas de tour de cou type pour le teckel, et les tableaux des fabricants se contredisent. Seule la mesure compte : prenez-la à l’endroit où repose son collier, en glissant le mètre ruban sous le poil pour un teckel à poil long, ajoutez 2 cm pour un bandana, puis reportez-vous à notre guide des tailles. Entre deux tailles, prenez la plus grande.
Un bandana se pose bien sur son poil ras ; sur un poil long, un nœud papillon glissé sur le collier n’écrase pas la fourrure. Pour les promenades, un collier confortable et bien ajusté porte sa médaille personnalisée : avec un chien qui part volontiers en exploration, vos coordonnées imprimées sur la médaille rassurent.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard du teckel (n° 148).
- Société centrale canine, fiche de race du teckel.
- Packer R. M. A. et al., Royal Veterinary College, DachsLife 2015: an investigation of lifestyle associations with the risk of intervertebral disc disease in Dachshunds, Canine Genetics and Epidemiology, 2016.
- Bergknut N. et al., Université suédoise des sciences agricoles, Incidence of intervertebral disk degeneration-related diseases and associated mortality rates in dogs, Journal of the American Veterinary Medical Association, 2012.
- Batcher K. et al., Université de Californie à Davis, Phenotypic effects of FGF4 retrogenes on intervertebral disc disease in dogs, Genes, 2019.



